4 croyances fréquentes sur le sommeil de bébé (et ce qu’il faut vraiment comprendre)
- petitmondesommeil

- 2 mai
- 4 min de lecture
Si vous avez déjà eu l’impression d’être perdu.e face aux conseils sur le sommeil de votre bébé… vous n’êtes pas seul.e.
Entre les réseaux sociaux, les livres et les conseils de l’entourage ou des professionnel.les, il est facile de se sentir confus.e. On entend souvent tout et son contraire et cela peut rapidement devenir insécurisant.
Dans cet article, je vous propose de démystifier 5 croyances fréquentes sur le sommeil des bébés, afin de vous aider à mieux comprendre le vôtre.
Croyance #1 - Si on manque le train du sommeil, bébé devra attendre longtemps avant de s’endormir.
Le « train du sommeil » est une image souvent utilisée dans le domaine du sommeil infantile. On entend souvent qu’un bébé doit être couché dès les premiers signes de fatigue, sinon il « ratera son train ». En réalité, ce fameux train n’existe pas.
Deux scénarios sont possibles si l’on retarde le moment du coucher :
soit la pression de sommeil augmente et bébé s’endort plus facilement car sa capacité d'éveil est plus grande que ce qu’on imaginait.’
soit le taux de cortisol (hormone du stress) augmente, rendant l’endormissement plus difficile.
Dans ce second cas, on peut observer des pleurs au coucher, un endormissement très rapide (moins de 5 minutes), un sommeil très fragile pendant la sieste, et un faible niveau d’énergie après la sieste.
Si cela arrive, n’ayez pas d’inquiétudes. Vous pourrez simplement ajuster son rythme pour la prochaine fois.
En bref, il ne s’agit pas d’un «train à ne pas manquer», mais plutôt d’un rythme à ajuster selon les capacités d’éveil actuelles de votre bébé.
Croyance #2 : Bébé doit apprendre à enchaîner ses cycles de sommeil
Un bébé sait déjà dormir et enchaîner ses cycles de sommeil dans des conditions favorables, et ce, dès la vie in utero.
Cependant, cela ne signifie pas qu’il le fera de manière constante, et c’est tout à fait normal. Pour enchaîner ses cycles, un bébé a besoin de conditions favorables telles qu’un rythme adapté, un environnement sécurisant et l’absence d’inconforts.
Les réveils nocturnes et les courtes siestes peuvent donc avoir plusieurs causes et ne sont pas reliés à un « problème d’apprentissage ».
Les siestes courtes (environ 30 minutes) sont d’ailleurs très fréquentes avant 6-7 mois et tendent à s’allonger naturellement avec le temps.
Un bébé n’a donc pas besoin d’apprendre à dormir, mais plutôt d’avoir des conditions qui soutiennent son sommeil. Il est tout à fait normal qu’il ne parvienne pas toujours à enchaîner ses cycles, puisqu’il a de grands besoins auxquels il ne peut répondre par lui-même. Avec le temps et parce que les conditions nommées précédemment seront réunies, son sommeil gagnera naturellement en maturité, sans qu’il soit nécessaire de lui « enseigner » quoi que ce soit.
Croyance #3 : L’allaitement cause les réveils nocturnes
On entend souvent que l’allaitement est responsable des réveils nocturnes, mais cette affirmation nécessite d’être nuancée.
Il est vrai que les bébés allaités peuvent se réveiller davantage, notamment parce que le lait maternel se digère plus rapidement et les réveils nocturnes soutiennent la production de lait (l’allaitement étant lui-même un facteur de protection contre le risque de mort subite du nourrisson).
Cependant, dans le cadre de réveils très fréquents, d’autres facteurs doivent être considérés: le rythme de sommeil, la pression de sommeil, les inconforts physiques ou les perturbateurs environnementaux. On voit d’ailleurs beaucoup de parents nous consulter pour de grands défis nocturnes alors que bébé prend de la préparation commerciale.
L’allaitement, lorsqu’un bébé se réveille, permet simplement de répondre à plusieurs besoins essentiels, soit des besoins de nutrition, de proximité, de régulation et de sécurité.
Ce qu’il faut donc retenir, c’est que l’allaitement n’est pas le problème ni le responsable, il est simplement une réponse aux besoins du bébé et un outil pour l’aider à retomber dans le sommeil lors de ses réveils.
Croyance #4 : Un bébé devrait faire ses nuits à un certain âge
C’est probablement l’une des croyances les plus répandues! On entend souvent qu’un bébé devrait « faire ses nuits » à 3, 6 ou 12 mois. Toutefois, il n’existe pas d’âge précis auquel un bébé doit dormir sans se réveiller. Après tout, nous aussi, adultes, nous nous réveillons durant la nuit.
Les réveils nocturnes font partie du développement normal du sommeil.
En effet, plusieurs facteurs influencent la capacité d’un bébé à dormir plus longtemps : il peut s’agir de son tempérament, de son développement, de son environnement, et de ses besoins affectifs et physiologiques, par exemple.
Chez plusieurs enfants, se réveiller la nuit est encore normal, même après deux ans. Il est bon de se questionner quand les nuits sont constamment difficiles mais si les réveils de votre bébé sont peu nombreux, les chances qu’il s'agisse de sommeil normal sont très élevées! Quand c’est le cas, il n’a rien à analyser. On évalue lorsque les nuits sont très difficiles depuis un moment.
Finalement…
Le sommeil des bébés est beaucoup plus nuancé que ce que l’on entend souvent.
Plutôt que de chercher une solution universelle, il est souvent plus utile d’observer son enfant, de comprendre ses besoins et d’ajuster progressivement son rythme.
Si vous avez des doutes ou si les nuits sont particulièrement difficiles, il peut être pertinent d’explorer différents facteurs comme le rythme, les inconforts, l’alimentation ou l’environnement afin de mieux comprendre ce qui se passe.
Chaque bébé est unique. Le sommeil n’est pas une formule à appliquer, mais plutôt un équilibre à trouver, en apprenant à mieux comprendre bébé dans la beauté de son individualité.
Écrit par Sakina
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